Têtes d’usinage
Ils sont une dizaine, soit autant que les machines qu’ils manient au quotidien pour façonner 80 % des pièces de bois réalisées chez Adam. Au carrefour des autres ateliers, ils ne laissent rien au hasard et leur précision est indispensable pour garantir toutes les fonctionnalités des caisses et coffrets fabriqués à Sainte-Hélène. Portrait de celles et ceux qui font tourner l’atelier d’usinage.
Mécanique de haute précision
« Usiner, c’est façonner le bois : on n’ajoute rien, on enlève de la matière ‒ moins de 5 % ‒ aux pièces qui arrivent de la scierie ou du stock », décrit Frédéric Roig, responsable d’activité, avant de préciser : « Les opérations réalisées à l’usinage vont permettre de mettre en place toutes les fonctionnalités de la caisse : un couvercle qui se ferme, une pièce de calage qui se loge dans une rainure, un fond qui se pose… ». Soit une série d’interventions dirigée par un plan pour guider le choix des machines, les étapes, les gestes. Des raineuses aux scies à format ou à panneaux, en passant par les toupies ou les commandes numériques ‒ dernière acquisition réalisée pour optimiser l’usinage ‒ le parc machines d’Adam permet de façonner des formes plus ou moins complexes, avec précision des gestes, optimisation de la matière et pénibilité moindre. « On est à la frontière entre l’industriel et l’artisanal, explique Fallou Taye, responsable industriel Bois. Certains produits en petites séries, sont très complexes à réaliser, comme les coffrets Martell ; c’est challengeant mais c’est aussi ce que je préfère ! Une pièce peut revenir à l’usinage après le montage, pour un perçage par exemple : il faut être hyper précis et rigoureux, on ne peut pas se permettre de laisser passer un défaut. »
Usiner groupés
À ceux qui s’imaginent que travailler à l’usinage est synonyme de répétition et de solitude (chacun derrière sa machine), Fallou Taye rétorque « On est un collectif ». Objectifs communs, systématisation de la double validation pour le contrôle, mise en place de tutorat pour les nouvelles recrues ‒ 3 permanents depuis le début d’année, sans compter les intérimaires ‒, l’esprit d’équipe règne à l’atelier d’usinage. Cela fait d’ailleurs partie des qualités requises pour intégrer les lieux, avec « la rigueur, le sens du détail, le dynamisme et quelques notions techniques ». La preuve de cet esprit d’équipe selon lui ? L’atelier d’usinage remporte « quasiment chaque année » le concours des sapins de noël réalisés par chaque atelier d’Adam… On a hâte de connaître le palmarès 2026 !




