La structure qui cache la forêt
Soutenu par le fonds de dotation F.A.I.R.E. et piloté par l’Université de Bordeaux, le projet FORLand a pour objectif d’étudier la réponse des forêts au changement climatique, et notamment aux épisodes de sécheresse. Sur les hauteurs de Floirac, une forêt expérimentale sert de laboratoire grandeur nature. Une visite sur site a été organisée cet automne avec les administrateurs de F.A.I.R.E. : l’occasion de croiser les enjeux et de prendre un peu de hauteur.
Living Lab in Floirac
Impossible d’ignorer cette structure en bois de près de 10 m de haut, se dressant sur le site de l’ancien observatoire astronomique de Floirac, devenu forêt expérimentale. Inaugurée en 2024, la construction est en réalité un « dispositif d’exclusion de pluie », porté par l’Office National des Forêts, l’Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement) et l’Université.
À ciel (c)ouvert
Sous son toit amovible équipé de capteurs, elle abrite une partie des 500 pins maritimes, de 8 provenances différentes, plantés pour les besoins de l’expérimentation. À la moindre goutte de pluie détectée, le toit se rétracte, privant les résineux de (presque) toute précipitation. L’objectif ? Simuler l’effet de l’augmentation des sécheresses estivales sur les forêts locales ‒ et particulièrement celle des Landes de Gascogne ‒ pour évaluer leurs capacités de résilience. Et donner des pistes pour l’adaptation de la forêt de plantation sur notre territoire.
Immersion et inspiration
Guidés par Sylvain Delzon, directeur de recherche Inrae et porteur du projet FORLand, les administrateurs de F.A.I.R.E. étaient accompagnés pour cette visite des acteurs engagés dans le projet sylvicole territorial piloté par Sylv’ACCTES. Une manière concrète pour F.A.I.R.E. de partager les enjeux autour de la protection du patrimoine forestier bien sûr, mais aussi de créer des ponts entre les projets et les territoires, de susciter les échanges et, pourquoi pas, de planter de nouvelles graines…





